Nos réflexions

« Nos réflexions » permet d’exprimer en continu nos opinions, nos interrogations ou nos humeurs et de tenter de les partager avec vous. Les lectures, les analyses, les rencontres, les confrontations du quotidien permettent de dégager des impressions ou des certitudes. L’expression franche de nos arguments doit contribuer à alimenter le dialogue.

 

Dans le prolongement de la philosophie « graffiti », une expression libre et indépendante peut permettre de jeter une lumière nouvelle sur les postures convenues ou « politiquement correctes ».

Chacun est invité à réagir, répondre et engager le dialogue. Les thèmes seront divers et variés, allant des marchés financiers au débat politique, ainsi qu’aux enjeux de société en passant par la vie des entreprises.

Passage en force

Passage en force

Juin 2022 :
Les banques centrales frappent fort !

Pas de répit dans les marchés en juin… Actions, obligations, immobilier, cryptoactifs, tous boivent la tasse ! La fameuse recette « toutes saisons » 60/40 ne parvient à limiter les dégâts dans les portefeuilles diversifiés. La charge menée par les banques centrales contre l’inflation est forte, inconditionnelle et déterminée. Les courbe de taux s’ajustent à la hausse (infligeant des moins-values supplémentaires aux obligations) et par voie de conséquence aux actions dont les multiples de valorisation poursuivent leur contraction.

Cette dynamique des prix fortement négative depuis le début de l’année plonge la plupart des marchés d’actions en territoire de « bear market » (défini généralement par une baisse supérieure à 20%). Ce type de recul est généralement associé avec de forts ralentissements conjoncturels, voire des récessions. En juin, les secteurs les plus sensibles à la conjoncture (au premier rang desquels on retrouve les vedettes des mois précédents comme l’énergie et les matériaux) plongent, emportés par la montée des craintes de récession. A l’inverse, nous observons les premiers signes de stabilité dans les secteurs les plus défensifs comme la consommation de base ou la santé. Sur le plan régional, seule la Chine évolue à contre-courant, soutenue par de nouvelles mesures de relance des autorités.

La durabilité à l’heure de sa première grande crise

La durabilité à l’heure de sa première grande crise

Le Temps 13 juin 2022

Mieux prendre soin de notre planète, apporter plus d’égalité dans la société ou s’assurer que les intérêts de toutes les parties prenantes d’une société cotée soient respectés sont des objectifs dans lesquels la majorité d’entre nous se retrouvent. Toutefois, nous sommes également tous confrontés à d’importants défis dans la mise en œuvre de nos convictions (ou celles des clients) dans les portefeuilles. En fait, avec l’acronyme ESG, chacun peut exprimer opinions et valeurs. Pour certains, il s’agit de trouver un juste équilibre entre risques et opportunités, pour d’autres il s’agit d’éthique et faire du bien.

Éreinté !

Éreinté !

Mai 2022 : la baisse des taux donne un répit aux actions.

À son point le plus bas durant la troisième semaine de mai, le S&P 500 était en baisse de près de 18 % par rapport à son sommet (un peu plus de 4700 points atteint en début d’année). La dynamique des prix était à ce moment très négative et l’indice phare des actions américaines flirtait avec le niveau défini généralement comme un « bear market » (-20%). Le dernier coup de semonce est venu de la panique qui s’est emparée des cours des géants de la vente au détail comme Walmart et Target (qui ont fait état de marges sous pression en raison de la hausse des coûts des intrants et de l’accumulation inattendue d’inventaires dans les biens stationnaires). Après le pire début d’année depuis 1932 (!), les investisseurs se demandent quand les marchés des actions vont cesser de chuter. Assurément, l’espoir que le resserrement monétaire sera rapidement suffisant pour calmer la hausse des prix devrait permettre l’établissement d’un plancher solide. En mai, quelques indices finissent dans le vert comme l’Europe, Les Etats-Unis (tout juste) ou encore le Japon et la Chine.

Changement durable de toile de fond ?

Changement durable de toile de fond ?

Avril 2022 : la lutte contre l’inflation devient prioritaire

« Whatever it takes ! » (mais à l’envers cette fois) pour mettre à bas l’inflation ! Voilà ce qui ressort des rencontres du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale en fin de mois à Washington au travers des discours des principaux banquiers centraux, Jay Powell en tête. Et les marchés financiers n’ont pas du tout aimé. Le mois d’avril restera dans l’histoire comme un des plus mauvais mois pour les marchés de taux avec des reculs de 3 à 4% sur les prix, notamment pour les durations les plus longues. Les segments de crédit à haut rendement résistent mieux grâce à leurs spreads. Dans les actions, après avoir tenté de poursuivre leur rebond de mars, la plupart des marchés s’affaiblissent (certains fortement) en fin de mois, pénalisés par la hausse des taux et l’incapacité des résultats (publications du premier trimestre) à surprendre positivement (voire à décevoir franchement pour de nombreuses affaires de la technologie au sens large).

La grande fissure

La grande fissure

Le Temps 4 avril 2022

Depuis bientôt 10 ans, nous nous posons régulièrement des questions fondamentales sur la fiabilité et/ou l’équilibre du « grand meccano » mondial des échanges. Dès 2017, les coups de boutoir sur les accords commerciaux internationaux de l’administration Trump avec son « America First », suivis de près par la pandémie qui a mis en lumière la fragilité des approvisionnements dans de nombreux domaines, nous ont soudain éveillés aux enjeux de dépendance et de confiance à l’égard de nos partenaires. En réalité, les effets positifs de la globalisation ont commencé à sérieusement s’amenuiser depuis près de 15 ans, soit au moment de la grande crise financière. Le commerce mondial depuis lors ne cesse de se contracter.

Bientôt la fin de la répression financière ?

Bientôt la fin de la répression financière ?

Mars 2022 : la remontée des taux n’effraie pas les actions

Tant de choses se sont passées en si peu de temps cette année : revirement monétaire de la Réserve fédérale en janvier, guerre en Ukraine, persistance de la pandémie en Asie. « May you live in interesting times » comme dit la malédiction (présupposée) chinoise ! Si les actions reprennent un peu pied en mars (après un début d’année particulièrement chahuté), les marchés de taux tombent dans un abîme impressionnant. Même les taux suisses prennent l’ascenseur (+0,8% en trois mois sur l’échéance à 10 ans de la Confédération), générant des moins-values importantes (-6%) pour les portefeuilles obligataires. L’immobilier résiste, mais l’actualisation des revenus locatifs à des taux plus élevés (sans parler des structures de financement) pénalise les valorisations. Les matières premières poursuivent leur dynamique de renchérissement, le monde craignant de ne plus pouvoir s’approvisionner aux mêmes sources à l’avenir. Sont particulièrement concernés : le complexe énergétique et les produits agricoles de base !

«Si un cessez-le-feu intervient vite, l’Europe évitera une récession»

«Si un cessez-le-feu intervient vite, l’Europe évitera une récession»

AGEFI 16-17 mars 2022

GUERRE EN UKRAINE.
Croissance, inflation, marchés actions ou devises, les stratégistes de l’Isag évaluent les conséquences économiques du conflit déclenché par la Russie.

Débat spécial.

Pour la zone euro cette année, leur prévision de croissance a été divisée par deux à 2,5%. Pour la Suisse, le produit intérieur brut ne devrait plus croître que de 2,7% contre les 3,45% espérés lors de leurs précédentes prévisions, formulées fin novembre.
La guerre en Ukraine menée par la Russie a bouleversé tous les scénarios conjoncturels.

Les membres de l’Isag, l’association qui réunit les responsables des investissements des principaux établissements financiers basés à
Genève, n’avaient depuis longtemps éprouvé autant de difficulté pour formuler des projections pour la croissance, ou les marchés
boursiers.

Incertitudes et consternation

Incertitudes et consternation

Février 2022 : après les banques centrales en janvier, les canonnades russes exacerbent l’anxiété des investisseurs.

Les bruits de botte, puis l’entrée des troupes russes en Ukraine, ont porté un dur coup aux marchés financiers en février. Aucun endroit pour véritablement se cacher, à part les matières premières dont tout le monde craint de manquer… Dans les marchés des actions, ce sont les pays situés à proximité du conflit qui souffrent le plus, la Chine parvenant à tirer son épingle du jeu. Au niveau sectoriel, l’énergie (évidemment) caracole, alors que les valeurs financières et défensives sont moins pénalisées que la moyenne. La tension sur les taux longs ne s’atténue que faiblement en fin de mois (capitaux en recherche de sécurité) et les primes de crédit s’élargissent, ce qui laisse le segment obligataire également en recul notoire sur le mois. Même les taux suisses (refuge traditionnel en temps de crise) se tendent (plus de 40 points de base de hausse depuis janvier) et emportent l’immobilier coté dans leur mouvement (plus de 3% de recul en février). A l’inverse, les prix de toutes les matières premières (énergie, métaux industriels, produits agricoles) s’envolent devant la crainte de blocage des livraisons, conséquence des sanctions et autres embargos à venir. L’or participe également à ce mouvement de recherche d’actifs de sécurité, de même que certaines crypto devises qui pourraient servir de moyens de paiement alternatifs.

« Dry January »

« Dry January »

Janvier 2022 : le revirement de la Fed affole les marchés.
Janvier 2022 représente bien le cauchemar des allocateurs d’actifs : hausse des taux et correction des actifs risqués. Depuis le début de la pandémie, le soutien marqué à l’économie et aux marchés fourni par la concomitance de politiques monétaires et fiscales généreuses (sans envolée des taux) a contribué à relancer l’économie mondiale et enflammer les marchés financiers. Mission accomplie ! Plus besoin d’autant de soutien, donc retour à la normalité. En janvier, la Réserve fédérale accélère son revirement en indiquant clairement le durcissement à venir dans sa politique, ce qui se traduit par une hausse marquée des taux (surtout courts), qui induit un changement majeur de perception pour les actifs dits risqués : réduction des valorisations, rotation vers le style « value », ventes forcées. Comme à chaque changement de cap, c’est panique à bord… Les positions s’ajustent rapidement et brutalement. Les actifs les plus risqués et/ou spéculatifs (SPACs, crypto-devises, actions de l’hyper-croissance non profitables) sont dégagés sans ménagement.

La «grande démission»

La «grande démission»

Le Temps 16 janvier 2022

En parcourant les scenarii et autres prévisions produites par la communauté financière pour 2022, nous observons que le développement de l’inflation reste l’élément largement dominant. Nous constatons également que la grande majorité des investisseurs n’a pas véritablement connu de contexte où la hausse des prix était un indicateur majeur de la politique de placement. Les plus anciens se souviennent qu’au début des années 1980, Paul Volcker, alors président de la Réserve fédérale, avait dû concocter une mixture suffisamment forte pour éradiquer la spirale inflationniste qui sévissait aux Etats-Unis depuis la seconde moitié de la décennie précédente. Il a simultanément réussi à ancrer les attentes en la matière à des niveaux suffisamment bas pour influencer durablement les comportements, tant des consommateurs que des investisseurs.

La pandémie n’est pas finie, mais la normalisation des conditions financières est engagée

La pandémie n’est pas finie, mais la normalisation des conditions financières est engagée

Décembre 2021 : marchés boursiers en hausse malgré la bousculade de fin d’année.
L’année 2021 se termine presque comme elle avait commencé, soit sous l’égide de la pandémie. Après d’agréables moments d’accalmie (durant l’été sous nos latitudes), la dissémination rapide de la nouvelle souche Omicron depuis fin novembre se traduit par de nouvelles contraintes de mouvement et un risque accru d’engorgement des soins. Si la réponse scientifique a été aussi spectaculaire que rapide (développement et production de vaccins révolutionnaires), elle s’est heurtée à une résistance morale (assez inattendue), capable de créer des fractures politiques et sociales. Pour le reste, l’économie mondiale est sortie de la récession « organisée » de 2020 avec une vigueur remarquable (alimentée par les divers plans de soutien monétaire et de relance fiscale).

La nouvelle variante de la Covid joue les trouble-fêtes

La nouvelle variante de la Covid joue les trouble-fêtes

Novembre 2021 : le rallye de fin d’année était bien engagé jusqu’à ce qu’Omicron sème le trouble

Changement de décor majeur entre la première rédaction de cette chronique (vendredi 26 novembre) pour la publication dans Allnews et la fin de la semaine suivante : l’émergence d’une nouvelle variante apparemment plus contagieuse que la variante Delta (mais dont on ignore encore la dangerosité) secoue l’optimisme des investisseurs et nous force à modifier quelque peu le texte de cette chronique. Ainsi, la majorité des marchés des actions repassent en territoire négatif pour le mois. Sur le plan sectoriel et/ou individuel, nous observons une plus grande diversité dans l’évolution des cours, signe du retour de la sélectivité de la part des investisseurs. Globalement, les sociétés les moins profitables ou très onéreuses (selon les critères classiques de valorisation), ainsi que les SPACs ou encore l’ensemble des cryptodevises subissent des dégagements massifs. Ce sont les grands groupes plus traditionnels qui ont affiché la plus grande résistance. A titre anecdotique, le secteur des véhicules électriques continue à susciter l’euphorie puisque Tesla est désormais rejoint par Lucid et Rivian, deux entreprises dont les capitalisations excèdent 100 milliards de dollars chacune alors qu’aucun de leurs véhicules ne roule !

Banques centrales : alliées ou ennemies ?

Banques centrales : alliées ou ennemies ?

Octobre 2021 : Momentum et rotation sont de retour, tout comme les commentaires de bulle !
En octobre, les principaux indices boursiers récupèrent tout ou partie des moins-values de septembre. Plus anecdotique durant le mois, la valorisation de Tesla passe la barre de 1’000 milliards de dollars en gagnant 300 milliards au cours des deux dernières semaines (soit plus de 20 fois son chiffre d’affaires !) et le Bitcoin inscrit son plus haut niveau historique à plus de 67’000 dollars au moment de la cotation à New York du premier véhicule financier (Exchange-Traded Fund) validé par les autorités des marchés. Autant de signes qui montrent que l’appétit pour le risque est de retour (après une petite pause).

La Chine, un modèle pour l’Occident?

La Chine, un modèle pour l’Occident?

Pékin estime que les bénéfices du libéralisme ont été récoltés et que les excès qu’ils créent ne sont plus acceptables. L’imposition de mesures fortes comme le fait parfois Pékin pourrait être utile dans nos contrées, dans certaines circonstances.

Les mesures répressives imposées à l’égard de certains secteurs, entreprises ou individus par les autorités chinoises depuis bientôt douze mois ne manquent pas d’interroger. Si on ne peut parler de véritable surprise, force est de constater que le gouvernement ne craint pas d’infliger des souffrances, tant à son économie qu’à ses marchés financiers. Cela semble donc être le prix à payer pour passer un message fort à la population, mais également au monde entier, deux dimensions qui ont leur importance dans la mouvance actuelle. La Chine va aborder une phase nouvelle de sa trajectoire économico-politique en privilégiant désormais l’égalité sociale à la forte poussée conjoncturelle (qui a caractérisé les quarante dernières années).

Les traditionnels nuages d’automne

Les traditionnels nuages d’automne

Septembre 2021 : le commencement de la fin ?
L’automne (après un été tardif dans nos contrées !) apporte son lot de nuages sur les marchés financiers, ce qui se traduit par de nombreuses moins-values aussi bien sur les obligations que sur les actions. Après un parcours très dynamique jusque-là, la fatigue semble se faire sentir. Une fois leurs sommets franchis (tel que relevé dans nos dernières chroniques), beaucoup d’indicateurs économiques et financiers (dynamique des prévisions bénéficiaires notamment) sont en décélération alors que les banques centrales annoncent le retrait progressif (mais lent) de leur soutien monétaire. Pour corser la situation, les prix de l’énergie prennent l’ascenseur en raison de difficultés d’approvisionnement (tankers et/ou gazoduc en provenance de Russie).

En route pour la normalisation

En route pour la normalisation

Août 2021 : toujours dans l’allure
Pas de torpeur estivale (mais avons-nous eu un été ?) pour les bourses mondiales ! A l’évidence, les investisseurs n’ont pas craint Jackson Hole en poursuivant la quête des actifs dits risqués (TINA est toujours bien présente). L’Europe et les États-Unis avancent de manière déterminée (comme la Suisse, tapie dans l’ombre), alors que la Chine récupère quelque peu des coups de boutoir décochés par son gouvernement contre de nombreux secteurs et sociétés. Les autres marchés émergents sont en revanche à la traine. Plus généralement, nous observons cette année une rotation permanente entre les facteurs, notamment de défensif à cyclique, au gré des données tant sur l’économie et l’inflation que sur la pandémie. Dans ce contexte, les portefeuilles avec de forts biais de style dans les actions ont de la peine à performer cette année. Sur le plan régional, le leadership des États-Unis ne se dément pas, et ceci depuis plus de 10 ans !

Les cryptomonnaies, entre rage et passion

Les cryptomonnaies, entre rage et passion

Nos sociétés dites développées se transforment au gré du progrès technologique, de l’ouverture des frontières, du brassage des populations ou encore de l’influence des médias (qui sont désormais plus des vecteurs de propagande que des diffuseurs neutres d’information). Les débats calmes et équilibrés semblent disparaitre au profit de messages enflammés (merci les réseaux sociaux !), de désinformation crasse ou même d’actes de violence. J’en veux pour preuve la guerre de tranchées qui s’est propagée ces derniers mois à propos de la vaccination, pourtant la seule solution crédible permettant d’éradiquer la pandémie. J’ose la comparaison : certaines réactions à l’égard des personnes mettant en doute la légitimité des crypto-devises génèrent une agressivité presque comparable. Pourquoi tant de haine ?

Plus de Covid, moins de craintes inflationnistes

Plus de Covid, moins de craintes inflationnistes

Juillet 2021 : la surprise des taux longs américains et la Chine serre la vis !

Depuis quelques mois, les plus grands stratèges (Roubini, Grantham, Cooperman et al) de la planète ne parlent que du krach boursier à venir, alimentant le flux croissant de commentaires de prudence. En effet, les actions évoluent à des niveaux très élevés au moment où les taux retrouvent leur plancher, les taux réels n’en finissant pas de creuser dans la négativité. Ce retournement de situation sur les taux – alors que l’inflation décolle – constitue indubitablement la grande surprise du mois. Tout comme le nouveau serrage de vis des autorités chinoises qui démantèlent boursièrement le secteur de l’enseignement privé, ajoutant de nouveaux tracas aux contraintes réglementaires imposées depuis quelques trimestres à d’autres domaines d’activité. Les actions chinoises souffrent !
Dans ce contexte plus tendu, le mois reste tout de même positif en termes de performances de marché, avec toutefois des cassures sévères dans les actions, suivies de reprises sèches… notamment aux États-Unis où l’indice large S&P 500 atteint même son plus haut niveau historique le 26.7 !

Sérénité trompeuse ?

Sérénité trompeuse ?

Juin 2021 : la Suisse en vedette
La Nati (petit nom de l’équipe suisse de football) n’est pas la seule vedette du mois de juin, les actions suisses (+5,1% pour le SMI) et l’immobilier suisse coté (+5,7%) caracolent également en tête de palmarès. Plus globalement la hausse des actions continue, mais avec une dynamique un peu émoussée. La rotation factorielle se poursuit avec le retour des valeurs de croissance et un peu plus défensives (ce qui ne fut pas le cas de la Nati face la France !), grâce à la baisse des taux longs. Certains grands marchés (S&P 500, Nasdaq SMI, Dax) finissent le mois à leur plus haut niveau historique. Le discours déterminé de la Réserve fédérale concernant l’inflation (toujours considérée comme temporaire par le comité de politique monétaire) et le maintien des mesures de soutien à l’économie rassurent les investisseurs, tant au niveau des actions que des obligations. Nous relevons également l’excellente tenue de l’immobilier suisse et étranger (Real Estate Investment Trusts) coté. Beaucoup moins de volatilité dans les cours sur l’ensemble du spectre des actifs financiers, signe d’une grande sérénité de la part des investisseurs.

La fiscalité : un fort vecteur de durabilité !

La fiscalité : un fort vecteur de durabilité !

Sans être aussi cynique que Benjamin Franklin, à qui on prête la citation « En ce monde, rien n’est certain, à part la mort et les impôts » ou aussi lyrique que Pascal Broulis (auteur de « l’impôt heureux »), il m’apparaît clairement que la fiscalité n’a jamais été aussi déterminante dans la configuration sociétale actuelle. D’où mon interrogation : quelle est la conférence internationale cette année qui va le plus faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique : la COP26 à Glasgow ou la conférence de l’OCDE à Paris sur la fiscalité des multinationales ?

« As good as it gets… »

« As good as it gets… »

Juin 2021 : premiers signes d’essoufflement ?
Pas de « Sell in May and Go Away » cette année ! La hausse se poursuit en mai sur les marchés des actions, mais la dynamique semble montrer quelques signes d’essoufflement, notamment du côté des États-Unis et du Japon. L’Europe (meilleur score des grandes régions cette année) et la Suisse (qui inscrit un plus haut historique sur l’indice SMI) progressent encore grâce à leurs grandes capitalisations. La rotation factorielle continue, notamment dans la dimension « valeurs cycliques contre valeurs défensives », la tête du peloton étant conservée par les secteurs de la finance, de l’énergie et des matériaux. L’évolution de la pandémie est plus rassurante désormais en Amérique du Nord et en Europe, alors que l’inquiétude renait en Asie… Autre thème omniprésent : les pressions inflationnistes sont-elles temporaires ou plus durables ? Sur les marchés de taux, nous observons une grande stabilité, les investisseurs gardant leurs nerfs par rapport au retour de l’inflation.

La fête continue

La fête continue

Avril 2021 : l’appétit au risque reste bien aiguisé
La hausse continue en avril sur les marchés des actions, toujours marquée par une rotation rapide entre facteurs, régions ou styles. Cependant, les segments de marché plus favorisés par la relance marquent un peu le pas après un début d’année très dynamique. Les interrogations autour de l’évolution de la pandémie et du retour possible des pressions inflationnistes dictent les préférences des investisseurs. Dans le domaine des actions, sur le plan régional, les États-Unis avec l’Europe ont repris le leadership.

La hantise de l’inflation

La hantise de l’inflation

Mars 2021 : des divergences derrière la hausse !

2021 démarre sur un premier trimestre globalement positif pour les portefeuilles diversifiés, mais avec beaucoup de divergences et des bifurcations importantes entre classes d’actifs et au sein des catégories d’investissement. Les leaders de la cote de 2020 sont rentrés dans le rang pour faire place aux retardataires et aux valeurs plus cycliques. Plus récemment, ce sont même les segments défensifs qui ont occupé les premiers rangs (rotation et élargissement du marché). Sur le plan régional, l’Europe et le Japon mènent le bal, alors que la Chine corrige assez nettement. Belle reprise de la Suisse qui exprime bien la rotation en faveur des composantes plus défensives. Mentionnons également que les douze derniers mois ont été particulièrement dynamiques en termes de performance (mesurée par l’indice américain S&P500) grâce à une progression historique (la plus forte depuis les années 30) de plus de 75% ! Evidemment, ce rebond massif fait suite au recul marqué des cours en février/mars au moment de l’explosion mondiale de la pandémie, mais il reflète aussi l’optimisme des investisseurs quant à la reprise de l’activité et des bénéfices des entreprises.

L’innovation, moteur societal et boursier

L’innovation, moteur societal et boursier

L’innovation est un rouage essentiel de la croissance économique mondiale, tout en étant un des principaux facteurs de différenciation parmi les économies et les entreprises. L’innovation est la recherche permanente d’amélioration de l’existant, tant en matière de produits, que de services ou de processus. Il semble que cette notion ait aujourd’hui pris le pas sur le vocable « progrès » qui a largement régressé dans le langage courant. L’innovation est le moteur nécessaire qui permet à l’homme de déclencher le changement et s’y adapter, plutôt que de le subir.

Hausse des rendements : bienfait ou calamité ?

Hausse des rendements : bienfait ou calamité ?

Février 2021 : bousculade à tous les étages !

Le mois de février a démarré par la reprise spectaculaire des cours des actions sur un large front – suite au recul causé par l’épisode « Robinhood/Reddit » – démontrant l’appétit toujours bien présent pour les actions. Nous assistons aussi à un retour marqué de volatilité et des corrections sectorielles en fin de mois, ce qui occasionne une nouvelle tentative de rotation des titres de croissance vers les valeurs cycliques (supposées bénéficiaires de la sortie de pandémie). Dans les marchés de taux, nous assistons au plus mauvais début d’année depuis 2015, les investisseurs délaissant les obligations à cause des (possibles, mais non probables) incidences inflationnistes induites par la reprise. Le crédit absorbe mieux le choc, mais tout le complexe taux est sous pression. C’est le principal thème de la chronique de ce mois.

Les experts s’inquiètent, le public s’amuse !

Les experts s’inquiètent, le public s’amuse !

Janvier 2020 : B comme Biden, Bubble, Bitcoin… et Béatitude

Le mois de janvier a démarré sur les espoirs de sortie rapide de la crise sanitaire et la perspective de jours meilleurs. Dans cette ambiance encore festive, les secteurs les plus exposés à la reprise et l’ouverture des économies ont emmené les principaux indices boursiers vers de nouveaux sommets. Dès le milieu du mois toutefois, l’intensification de la pandémie a quelque peu calmé les esprits, incitant les investisseurs à revenir sur les segments plus « résidentiels » de la cote.

La Chine, l’un des grands gagnants de 2020

La Chine, l’un des grands gagnants de 2020

Il est vrai que la confiance ne se décrète pas, elle se mérite ! L’élection de l’occupant de la Maison-Blanche pour les 4 prochaines années nous a donné l’occasion de mesurer combien cette confiance dans la « démocratie américaine » avait reculé dans le monde. A l’évidence, le comportement totalement inapproprié de Donald Trump a contribué à discréditer la fonction mais, plus grave encore, le fonctionnement des institutions a montré de sérieuses faiblesses. Pour un système construit sur les principes du « checks and balances » (qu’on peut traduire par freins et contrepoids), c’est-à-dire un clair équilibre entre les pouvoirs législatif et exécutif, les développements récents jettent une lumière crue sur de trop nombreux exemples de dysfonctionnements majeurs. Ces dérives sont souvent orchestrées par l’Administration elle-même et plus particulièrement l’entourage – aux pratiques mafieuses – du président, pendant que les membres du parti républicain (particulièrement ceux du Sénat) sont restés fort silencieux. Comme l’avaient conçu les esprits fondateurs des Etats-Unis, l’équilibre des pouvoirs et la juste représentation de toutes les particularités régionales constituent les piliers de la démocratie. Doit-on désormais parler au passé ?

Une année… mémorable !

Une année… mémorable !

Décembre 2020 : ne rien faire qui puisse endommager la reprise.
Le mois de décembre a permis de consolider la hausse spectaculaire de novembre, dans un climat un peu plus volatil toutefois. Finalement, les perspectives de sortie de la crise sanitaire grâce à la livraison des premiers vaccins l’emportent – aux yeux des investisseurs – sur l’explosion des cas de Covid19 dans le monde et la nouvelle saturation des systèmes de santé. Décembre clôture une année en tout point mémorable, tant par l’impréparation collective à l’évènement sanitaire, l’arrêt programmé des activités, que par les réponses « institutionnelles » et enfin la trajectoire des marchés financiers.

Entrez vaccins, sortez M. Trump !

Entrez vaccins, sortez M. Trump !

Novembre 2020 est historique.

Le mois sous observation a démarré avec les élections présidentielles américaines qui rapidement ont donné Joe Biden vainqueur et Donald Trump colérique et rancunier (comme attendu). Les marchés se sont clairement animés à partir du 9 novembre, date de l’annonce des résultats préliminaires (très encourageants) du vaccin développé par Pfizer et BioNTech, puis quelques jours plus tard des résultats des vaccins de Moderna et d’Oxford/Astra Zeneca. L’espoir d’un retour rapide à la vie normale s’est traduit par une hausse rapide des actifs risqués et, au sein de ceux-ci, par une rotation significative en faveur des segments les plus pénalisés par la pandémie. Sur le plan géographique, les régions en retard (Japon +15% ; Europe +18%) se sont également révélées les plus performantes. Les composantes les plus défensives des indices ne participent pas à cette reprise, ce qui explique le retard relatif de la Suisse notamment. A titre d’illustration, l’indice Dow Jones a gagné 11’000 points en 6 mois pour dépasser le niveau de 30’000 à fin novembre, alors qu’il lui a fallu 117 ans pour passer de 0 à 11’000, magie des chiffres ! L’indice mondial des actions (MSCI World) enregistre la plus forte progression mensuelle de son histoire.

Confiance, vous avez dit confiance ?

Confiance, vous avez dit confiance ?

Il est vrai que la confiance ne se décrète pas, elle se mérite ! L’élection de l’occupant de la Maison-Blanche pour les 4 prochaines années nous a donné l’occasion de mesurer combien cette confiance dans la « démocratie américaine » avait reculé dans le monde. A l’évidence, le comportement totalement inapproprié de Donald Trump a contribué à discréditer la fonction mais, plus grave encore, le fonctionnement des institutions a montré de sérieuses faiblesses. Pour un système construit sur les principes du « checks and balances » (qu’on peut traduire par freins et contrepoids), c’est-à-dire un clair équilibre entre les pouvoirs législatif et exécutif, les développements récents jettent une lumière crue sur de trop nombreux exemples de dysfonctionnements majeurs. Ces dérives sont souvent orchestrées par l’Administration elle-même et plus particulièrement l’entourage – aux pratiques mafieuses – du président, pendant que les membres du parti républicain (particulièrement ceux du Sénat) sont restés fort silencieux. Comme l’avaient conçu les esprits fondateurs des Etats-Unis, l’équilibre des pouvoirs et la juste représentation de toutes les particularités régionales constituent les piliers de la démocratie. Doit-on désormais parler au passé ?

Pandémie quand tu nous tiens !

Pandémie quand tu nous tiens !

Les incertitudes plombent la tendance en octobre
Les investisseurs ont calmé leur enthousiasme pour les actifs risqués ces dernières semaines à mesure que les nouvelles sur le front de la pandémie se détérioraient en Europe et (avec deux semaines de décalage) aux Etats-Unis. Les coups-bas et les menaces sur le bon déroulement des élections américaines ne contribuent pas non plus à restaurer la sérénité. Les excellentes nouvelles sur le front de la reprise conjoncturelle (des chiffres record après une baisse record !) et la bonne saison des bénéfices apparaissent donc largement escomptées. En Europe, les investisseurs ont réagi aux mauvaises nouvelles en se tournant à nouveau vers les obligations souveraines.

Plus d’essence dans le moteur

Plus d’essence dans le moteur

Septembre 2020 : correction des excès.
En septembre, les actifs les plus risqués ont perdu de leur allant, après avoir caracolé depuis fin mars, presque sans interruption. La résurgence des cas de coronavirus aux Etats-Unis et en Europe de même que le tassement des indicateurs de croissance un peu partout dans le monde ont incité les investisseurs à prendre quelques profits. La notion de bulle revient souvent, tant chez les professionnels que dans le grand public. Pour notre part, il s’agit plutôt d’anticipation de jours meilleurs pour les marchés boursiers ou de
« bulles spécifiques » pour certains titres dont les fondamentaux sont pour le moins évanescents !

« Le seul jeu dans la ville » (the only game in town)

« Le seul jeu dans la ville » (the only game in town)

Août 2020 : les valeurs technologiques américaines sont dans leur bulle !

On continue à se demander quand la hausse boursière reprendra son souffle… Comme dans les grands tours cyclistes, les leaders profitent de certaines étapes pour lever le pied et récupérer. Rien de tel pour les valeurs phares du Nasdaq qui poursuivent leur progression à un rythme effréné en août, mois traditionnellement assez calme boursièrement. Les « Robinhooders » semblent clairement avoir pris la main en continuant leurs assauts sur Apple (+21% en août), Tesla (+74% en août) ou encore Amazon (+9% en août). Dans le même temps, Dow Jones revoit la composition de son indice en sortant Exxon, Pfizer et Raython (considérées comme des entreprises du passé…) au profit de Salesforce, Amgen et Honeywell ! Si les grands marchés européens ou asiatiques font essentiellement du sur-place depuis 3 mois, les indices américains enregistrent des hausses supérieures à 10% (en devise locale) sur la même période. Le résultat est toutefois moins brillant lorsqu’il est converti en francs suisses ou en euros car la dépréciation du dollar s’est intensifiée ces derniers mois !

Une crise qui rebat les cartes

Une crise qui rebat les cartes

Au mois de mars, à peine le confinement imposé en Suisse, nous tentions de tirer quelques enseignements sur nos modes de vie et nous interrogions sur l’évolution des tendances économiques. Aujourd’hui, nous nous prêtons au même exercice pour les marchés financiers. A l’évidence, les crises façonnent à leur manière les actions des gouvernements, des banques centrales, des régulateurs ou encore des entreprises. Comme évoqué ad nauseam, cette crise est sans précédent par son étendue planétaire, sa nature difficile à maîtriser et son impact économique. Les réponses apportées ont été sans précédent également, tant dans leur ampleur que leurs caractéristiques. Mais quand la thérapie est trop musclée, le danger est que le remède tue le patient.

Momentum, « next generation EU » et deuxième vague

Momentum, « next generation EU » et deuxième vague

Juillet 2020 : hausse simultanée des actions, des obligations et de l’or !
Juillet présente un phénomène assez rare, soit la hausse en parallèle de classes d’actifs généralement décorrelées, comme les actions, les obligations souveraines et l’or. Aussi bien l’évolution économique que la lecture des marchés financiers restent une gageure en ce moment. Comme évoqué dans nos dernières chroniques, le monde fait face à une crise brutale et sans précédent, crise qui a suscité des réponses massives et inédites. Autant d’éléments qui ne cessent de surprendre, tant dans leur nature que dans la résilience qu’ils ont apportée jusque-là aux marchés financiers. En juillet, les taux souverains ont poursuivi leur repli dans les principaux marchés, les spreads de crédit se sont détendus. Les actions sont reparties à la hausse principalement aux Etats-Unis, ainsi qu’en Chine et dans les marchés émergents. Enfin les métaux précieux enregistrent leur plus forte progression de cours depuis près de 10 ans ! Difficile de trouver une explication rationnelle, si ce n’est l’abondance de liquidités en recherche de placements rémunérateurs, aussi longtemps que l’économie réelle n’est pas en mesure de les absorber.

Pause estivale ?

Pause estivale ?

Juin 2020 : la reprise s’essouffle
La réouverture progressive des économies (en Europe et aux Etats-Unis) depuis le mois de mai se traduit par une amélioration sensible des indicateurs d’activité (une évidence !) et, par voie de conséquence, de l’appétit pour les actifs les plus sensibles à la reprise conjoncturelle. La pandémie est toutefois toujours bien présente, mais probablement mieux encadrée qu’au moment de son irruption. Les risques sanitaires et économiques demeurent, mais les perspectives de sortie s’améliorent, ce qui permet aux principaux marchés financiers de poursuivre leur reprise, soutenus par les liquidités généreuses des banques centrales.

Peur sur la prévoyance ?

Peur sur la prévoyance ?

La crise sanitaire actuelle fait apparaître – comme à l’occasion de chaque crise – les peurs de chacun, le temps de l’insouciance étant (temporairement) suspendu. Le pouvoir politique peut utiliser ces moments pour montrer sa présence rassurante (comme en Suisse, en informant correctement et en responsabilisant la population) ou sa force contraignante (comme en Chine ou aux Etats-Unis en désinformant et stigmatisant). Les réponses apportées à la crise économique majeure (dérivée seconde du Covid19) expriment également les différences fondamentales dans les modèles de société.

FOMO et TINA : un couple sur le retour

FOMO et TINA : un couple sur le retour

Mai 2020 : la reprise boursière se poursuit
La situation économique mondiale est très mauvaise, mais elle présente des signes évidents de stabilisation. Le dé-confinement progressif dans de nombreux pays d’Asie, d’Europe et aux Etats-Unis améliore considérablement les perspectives de croissance mondiale, et supporte les marchés des actions dans leur reprise (initiée le 23 mars). Dans ce contexte, les principaux indices boursiers poursuivent leur redressement : en tête de peloton on retrouve, toujours et encore, les Etats-Unis, mais l’Europe et le Japon ont désormais pris la roue des américains. Sur le plan sectoriel, la polarisation observée dès début avril (préférence marquée pour les « bénéficiaires » de la crise, soit IT, services de communication, pharma, produits de première nécessité essentiellement) s’est poursuivie. On enregistre toutefois une amorce de reprise au sein des valeurs délaissées (cycliques, financières et pétrolières) à mesure que l’activité repart dans le monde.

Dans l’œil du cyclone

Dans l’œil du cyclone

Avril 2020 : reprise boursière en V…

Le 19 février dernier, les grands indices boursiers américains enregistraient leurs plus hauts niveaux historiques, semblant ainsi braver les attaques du Coronavirus. Un mois plus tard, ces mêmes indices plongeaient dans le marché baissier le plus rapide jamais enregistré pour finalement être sauvé du « trou noir » par les initiatives « sans précédent » de la Réserve fédérale (le 23 mars). Depuis ce niveau très déprimé, la reprise a été puissante pour inscrire le plus rapide marché haussier de l’histoire ! Dans ce contexte de volatilité extrême, les principaux autres marchés ont suivi le mouvement, avec des intensités variées toutefois.

Sans précédent

Sans précédent

« Sans précédent » est l’expression que nous avons lue le plus souvent au cours des trois dernières semaines ! Elle qualifie parfaitement bien le choc auquel nous sommes tous confrontés et l’ampleur des réponses proposées. En fait, nous faisons face à trois crises (crise sanitaire, crise de liquidité et crise de solvabilité, notamment dans le secteur pétrolier) réunies en une seule ! Dans ce contexte particulièrement hostile, les marchés financiers ont connu un mois de mars extrêmement pénible, inscrivant des records de baisse et de volatilité qui remontent parfois aux années 30 !

Coronavirus: et après ?

Coronavirus: et après ?

Le quotidien de chacun est profondément changé depuis quelques jours, transformé d’une manière sans précédent. Les activités ralentissent ou simplement s’arrêtent, la liberté de mouvement est contrainte et les flux financiers traditionnels sont remis en question. L’anxiété individuelle et collective augmente fortement, chacun se demandant de quoi son destin immédiat sera fait. C’est tout à fait normal.
Ce basculement est si subit et inattendu qu’il prend tout le monde au dépourvu. En 2008, la crise était essentiellement financière, induisant assez rapidement des réponses vigoureuses de la part des banques centrales, adoptant par la suite des politiques non-orthodoxes. Pour certains – et certainement pour les secteurs des transports, loisirs, biens durables par exemple – cette crise ressemble à une combinaison de GFC (Great Financial Crisis de 2008), SARS (crise sanitaire de 2004) et 9/11 !

Le virus qui calme (bis)

Le virus qui calme (bis)

Janvier se terminait sur une note hésitante, ce qui nous incitait à intituler notre précédente chronique « le virus qui calme ». Calme en fait de courte durée, car les actifs les plus risqués reprenaient rapidement de l’altitude pour atteindre des sommets historiques au cours des 15 premiers jours du mois ! Les investisseurs semblaient donc se concentrer sur un bienvenu retour d’activisme des banques centrales plutôt que sur les effets « disruptifs » du virus. Ce mouvement de reprise a véritablement surpris tout le monde, permettant aux indices de former des configurations techniques encore plus tendues qu’en début d’année, et donc par voie de conséquence plus vulnérables. Dans le même temps, les actifs classiques de protection (or, obligations souveraines, franc suisse) restaient toutefois demandés. Cette situation un peu schizophrénique constituait probablement le prélude à une véritable correction des actions.

Le virus qui calme

Le virus qui calme

Janvier 2020 : « copier-coller » de janvier 2018 ?
Les premières semaines de janvier 2020 ont encore démontré la dynamique forte qui pousse les marchés des actions vers de nouveaux sommets. Rien ne semble pouvoir freiner ce mouvement : ni la « presque » guerre entre l’Iran et Oncle Sam, ni la procédure de destitution de POTUS, ni l’abaissement par le FMI des prévisions de croissance pour 2020, ni l’accord commercial à minima entre les Etats-Unis et la Chine … Seule, vers la fin du mois, la propagation du coronavirus d’origine chinoise parvient à calmer quelque peu les ardeurs ! On ne peut s’empêcher de comparer les belles intentions de ce début d’année à la hausse massive des bourses au début de 2018, hausse vite réprimée par l’implosion de quelques fonds spéculant sur la volatilité (« Volmageddon »). L’euphorie récente dans une configuration technique tendue a rappelé cet incident, incitant les investisseurs à faire preuve de plus de retenue cette fois-ci.

La révolution financière continue, pour le meilleur et pour le pire

La révolution financière continue, pour le meilleur et pour le pire

Le passage des décennies présente l’opportunité de se pencher sur l’histoire récente. L’industrie financière a connu une transformation phénoménale depuis 2010, soit en fait depuis la sortie de la grande crise financière de 2008-2009. L’objectif de ces quelques lignes n’est pas de dresser une liste exhaustive de tout ce qui a changé, mais de donner un éclairage sur la trajectoire prise par les métiers de la gestion d’actifs.

Quelle santé !

Quelle santé !

Décembre 2019 : une fin d’année en boulet de canon.
Quel contraste avec le dernier trimestre 2018 ! Alors que rien ne marchait et que la dynamique était fortement négative il y a 12 mois, c’est tout le contraire qui s’est produit au cours des derniers mois de 2019, avec une accélération à la hausse des actions (hausse à nouveau largement menée par les Etats-Unis). Dans ce contexte, c’est l’actif sans risque qui marque le pas comme les obligations souveraines longues (tout l’inverse de l’an dernier, où ces actifs constituaient le seul havre de paix avec l’or).

Le triomphe de l’espoir sur l’expérience

Le triomphe de l’espoir sur l’expérience

Novembre 2019 : la route est dégagée.
Les marchés des actions continuent leur progression en novembre (entre 3 et 5% pour les grands marchés) sur une route qui semble dégagée de tout obstacle, mais sans euphorie. L’amorce de basculement de style de « growth » à « value » mentionné le mois dernier ne s’est pas confirmée en novembre, le leadership sectoriel étant repris par la santé, la technologie et l’industrie ; l’énergie et la finance n’ayant pas confirmé leurs meilleures dispositions d’octobre. De leur côté, les marchés de taux prennent désormais en compte l’éloignement des risques de récession. Peu de mouvement également sur le front des devises contre le franc suisse (mis à part la livre sterling qui laisse entrevoir enfin une issue positive au Brexit et le yuan chinois qui retrouve des couleurs en raison de la trêve sur le front de la guerre tarifaire). L’immobilier coté reste soutenu par la persistance de taux bas. Enfin, les métaux précieux perdent quelque peu de leur attrait dans l’ « apathie du risque » actuelle.

Warren for President!

Warren for President!

A un an de l’élection présidentielle américaine, Elizabeth Warren fait figure de probable candidate démocrate. Son programme, détaillé et construit, couvre tous les grands enjeux de la société américaine. L’occasion d’une discussion nouvelle.
Nous sommes désormais habitués aux pratiques – souvent discutables et peu élaborées – du président des Etats-Unis. Pour les personnes comme moi (peut-être un peu old school) qui attendent de la vision, de l’intelligence, de la créativité, un esprit rassembleur et de l’exemplarité de la part des principaux dirigeants de la planète, je constate que nous sommes très loin du compte avec l’occupant actuel de la Maison-Blanche.

Baisse des tensions

Baisse des tensions

Octobre 2019 : attentisme positif.
La trêve sur le front de la guerre tarifaire, l’éloignement d’un Brexit sans accord et le regain de générosité monétaire des deux côtés de l’Atlantique permettent aux craintes de cassure marquée de la croissance de se dissiper. Même si les indicateurs d’activité restent orientés à la baisse et la dynamique des bénéfices des entreprises demeure absente pour l’heure, la baisse des tensions incite les investisseurs à conserver leurs positions en actifs risqués dans l’attente de jours meilleurs. Les récifs de septembre et d’octobre étant passés (saisonnalité généralement négative), on se prend à anticiper une fin d’année sans écueil.

Pas de précipitation

Pas de précipitation

Septembre 2019 : début de rotation sectorielle ?
Les marchés de taux prennent enfin une pause ! Après un mois d’août historique avec des baisses de taux significatives, une certaine dose de rationalité est revenue. Certes la croissance poursuit sa phase de décélération, mais la peur extrême n’est certainement pas justifiée. Une nouvelle fois, le mois fut particulièrement animé, voire secoué, par les développements géopolitiques (attentats sur les installations pétrolières en Arabie Saoudite, procédure de destitution contre le Président américain, désaveu de la suspension du Parlement à Londres, poursuites des manifestations de rue à Hong Kong et incertitude totale sur les négociations tarifaires).

Peur sur la croissance

Peur sur la croissance

Août 2019 : toujours coincés dans le grand huit.
C’est ainsi qu’on peut qualifier l’évolution des marchés financiers durant les derniers mois : les déclarations intempestives du locataire de la Maison Blanche sur sa croisade tarifaire et ses lourds et répétés reproches à la Réserve fédérale, les tensions politiques en Europe (Italie, Brexit), l’Argentine qui retrouve ses travers, le tout dans un contexte de poursuite du tassement conjoncturel contribuent à relever le degré d’anxiété des investisseurs.
Dès le début du mois, les marchés des actions subissaient la douche froide des nouveaux tarifs (n’ayant même pas le temps de saluer la première baisse des taux directeurs de la Fed !) et ils n’ont pas récupéré depuis, même si les derniers jours du mois ont permis de panser les plaies.

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