Il est vrai que la confiance ne se décrète pas, elle se mérite ! L’élection de l’occupant de la Maison-Blanche pour les 4 prochaines années nous a donné l’occasion de mesurer combien cette confiance dans la « démocratie américaine » avait reculé dans le monde. A l’évidence, le comportement totalement inapproprié de Donald Trump a contribué à discréditer la fonction mais, plus grave encore, le fonctionnement des institutions a montré de sérieuses faiblesses. Pour un système construit sur les principes du « checks and balances » (qu’on peut traduire par freins et contrepoids), c’est-à-dire un clair équilibre entre les pouvoirs législatif et exécutif, les développements récents jettent une lumière crue sur de trop nombreux exemples de dysfonctionnements majeurs. Ces dérives sont souvent orchestrées par l’Administration elle-même et plus particulièrement l’entourage – aux pratiques mafieuses – du président, pendant que les membres du parti républicain (particulièrement ceux du Sénat) sont restés fort silencieux. Comme l’avaient conçu les esprits fondateurs des Etats-Unis, l’équilibre des pouvoirs et la juste représentation de toutes les particularités régionales constituent les piliers de la démocratie. Doit-on désormais parler au passé ?